Rétroviseur : Ricardo en deux coups de cuillère à pot


Chaque dimanche, l’équipe de L’actualité vous invite à lire (ou à relire) dans son infolettre Rétroviseur un des reportages les plus marquants de la riche histoire du magazine. Vous pourrez ainsi replonger au cœur de certains enjeux du passé, avec le regard de maintenant.

Il y a 10 ans cette semaine, Marc-André Sabourin, la légende derrière notre infolettre Dollars et cents, traçait pour L’actualité un portrait formidable de celui que les Français ont déjà surnommé le « gentleman trappeur ». Évidemment, il n’y a pas un Québécois capable d’imaginer Ricardo Larrivée, alias juste Ricardo, attraper à mains nues un castor par la queue à travers un trou dans la glace. Mais préparer une omelette française avec le doigté de Bocuse, ah, ça oui, et en faire un empire de la cuisine à la maison, encore plus. 

À propos, dans son infolettre de la semaine dernière, Marc-André vous invitait à une mission de type « Ricardo et cents »  en cette veille de rentrée scolaire. L’idée derrière : que vous lui transmettiez vos meilleures recettes, belles, bonnes et pas chères. 

La simple évocation du nom de Ricardo suffisait à tout le monde pour comprendre le concept. Car, oui, Ricardo est celui qui a résolu la quadrature du cercle alimentaire, en proposant des plats nutritifs, abordables, savoureux et adaptables (parlez-en à ma mère, elle qui te revire ça de bord, une recette de Ricardo, selon la disponibilité des ingrédients et ses goûts personnels). Et grâce à la découverte de ce genre de passage vers la Chine, il a pu bâtir un empire. 

Entre la rédaction de « La machine Ricardo » et aujourd’hui, l’homme a pilé sur quelques-uns de ses principes. À vous de découvrir lesquels ! (Indice : il a vendu Ricardo Media à Sobeys en 2021.) De plus, il a élargi ses horizons jusqu’aux confins de la politique, avec la diffusion (en mars dernier à ICI TÉLÉ) de son documentaire Écoles sous pression, fruit de son implication dans l’initiative Lab-École du gouvernement Legault, en 2018. Mais il n’est jamais allé aux États-Unis. 

Reste qu’il est tout de même demeuré fidèle à sa mission. Et c’est pour ça qu’on l’aime toujours.

Éric Grenier, rédacteur en chef



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