La France ainsi qu’une partie du continent européen endurent actuellement des températures atteignant jusqu’à 15 degrés au-dessus des moyennes habituelles pour le mois de mai. Si les conséquences sur la santé sont bien connues, ces épisodes de chaleur extrême engendrent également des coûts économiques considérables, estimés à plusieurs dizaines de milliards d’euros, impactant ainsi le produit intérieur brut (PIB).
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D’après l’Organisation internationale du travail, lorsque le mercure dépasse les 32 degrés, la capacité physique humaine diminue d’environ 40%. En conséquence, les activités extérieures, notamment dans le secteur du bâtiment ou de l’agriculture, connaissent un net ralentissement.
Dans les exploitations agricoles, les jeunes pousses récemment semées se révèlent particulièrement vulnérables face à la chaleur. Combinée à la pénurie d’engrais due au blocage du détroit d’Ormuz, cette situation fait redouter une chute des rendements, accompagnée d’une hausse des prix. Les commerces ne sont pas épargnés non plus : la fréquentation des terrasses diminue, les repas deviennent plus frugaux, de nombreuses activités sont repoussées… Résultat direct : une baisse du chiffre d’affaires !
La vague de chaleur ne s’arrête pas aux portes des bureaux : elle affecte également la productivité intellectuelle des employés, en particulier dans les espaces insuffisamment isolés. Un accroissement des arrêts maladie est également constaté.
Une analyse menée par la Banque centrale européenne révèle qu’en 2025, les épisodes de chaleur extrême ont coûté à l’Union européenne 43 milliards d’euros, dont 10 milliards pour la seule France.
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