Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a prévenu qu’il y aura « encore des baisses de dépenses publiques en cours d’année » et demandé aux ministres concernés de « continuer à faire des efforts ».
Le gouvernement a annulé 500 millions d’euros de crédits, ciblant notamment les programmes consacrés à l’écologie et au service public de l’énergie, pour financer le plan d’urgence pour l’agriculture, a annoncé ce vendredi le ministre des Comptes publics David Amiel.
« Ce matin même 500 millions d’euros ont été annulés au sein des ministères », afin de « pouvoir financer des aides indispensables face aux crises, je pense évidemment en ce moment aux agriculteurs », a déclaré le ministre sur Sud Radio.
Parmi les programmes et missions les plus sévèrement touchés figurent ceux dédiés à l' »écologie, développement et mobilité durables », amputés de plus de 157 millions d’euros de crédits, ainsi que celui dédié au « service public de l’énergie », privé de plus de 142 millions d’euros, selon un décret publié vendredi au Journal officiel.
D’autres économies à venir
Le gouvernement a annoncé la semaine dernière un plan de soutien pour l’agriculture, massivement touchée cet été par les canicules et la sécheresse, chiffré à un milliard d’euros d’aides d’urgence, financées par des efforts budgétaires dans les autres ministères.
Ce milliard s’ajoute aux 3 milliards d’euros d’économies supplémentaires pour l’État et la Sécurité sociale annoncés début juillet, après six milliards d’euros de coupes déjà présentés en avril. « Il y a une chose qu’on a bien fait quand même depuis deux ans, c’est le pilotage au cordeau de notre exécution budgétaire, a déclaré de son côté le ministre de l’Économie Roland Lescure vendredi au ministère de l’Économie. Et donc on a annoncé un certain nombre de mesures et s’il faut en annoncer d’autres, on les annoncera ».
« Il y aura encore des baisses de dépenses publiques en cours d’année », a confirmé David Amiel, appelant « tous les ministres concernés à continuer de faire des efforts ».