RÉCIT – Le débit du fleuve s’effondre, ses réservoirs se vident et Washington doit arbitrer le partage de l’eau entre les États. Face à cette sécheresse, plusieurs solutions techniques sont à l’essai pour fabriquer de l’eau potable.
À Las Vegas, même les nuages doivent rapporter. Celui de l’hôtel MGM Grand s’échappe d’une tour de refroidissement. Hier, ce panache se perdait au-dessus du Strip. Une machine le condense désormais et réutilise l’eau obtenue. Mi-2025, 1,5 million de litres d’eau avait ainsi été récupéré pour laver la piste du grand prix de F1. De quoi faire rugir de plaisir l’emblématique lion doré qui trône devant le casino : lui ne manquera pas d’or bleu.
Même logique à l’hôtel Bellagio, célèbre pour faire danser l’eau devant sa façade. À l’intérieur, un fluide emporte la chaleur du bâtiment jusqu’à un échangeur. Pendant neuf mois, l’air extérieur et de puissants ventilateurs suffisent à le réfrigérer : aucun litre n’est évaporé. Quand le thermomètre s’affole et que le désert devient infréquentable, une tour humide prend le relais et sacrifie un peu d’eau pour chasser plus efficacement la chaleur. Le système choisit automatiquement la formule la moins gourmande. Gain attendu : 68 millions…
