L’Agence internationale de l’Énergie a publié son rapport annuel jeudi 16 juillet, avec des conclusions claires : les métaux rares deviennent un incontournable, que ce soit pour les voitures électriques, les batteries ou encore l’éolien. Mais leur production et leur raffinage sont de plus en plus concentrés géographiquement, notamment en Chine et en Afrique. Et la guerre au Moyen-Orient n’arrange pas une situation déjà envenimée pour le reste du monde.
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La crise au Moyen-Orient a largement affecté l’approvisionnement en minéraux critiques, comme le détaille Tae-Yoon Kim, membre de l’Agence internationale de l’Énergie. « La situation dans le détroit d’Ormuz a davantage affecté les prix de l’aluminium, du soufre et de l’hélium. Mais certains minéraux, comme le germanium, ont également connu d’importantes hausses de prix, parce qu’il y a plus de demandes dans la défense. »
Autre point de tension pour l’AIE : le monopole de la Chine dans la transformation de ces minéraux, bien que des efforts d’investissement soient faits au niveau de certains acteurs comme les États-Unis. « La part de marché des principaux raffineurs est passée de plus de 90 % en 2023 à environ 85 % en 2025, rapporte Tim Gould, chef économiste de l’organisation. Et nous prévoyons que cette part continuera de baisser pour s’établir à environ 70 % d’ici 2035. »
Problème : beaucoup de ces projets ont toujours du mal à aboutir. « Ces projets sont souvent confrontés à des coûts d’investissement ou d’exploitation plus élevés que ceux des fournisseurs en place, ce qui rend très difficile leur mise en œuvre. »
Autre défi : les restrictions à l’importation de certains États producteurs, que ce soit la Chine mais aussi certains pays africains. Parmi les pistes avancées, l’AIE propose notamment la constitution de stocks stratégiques.
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