«Il faut intervenir rapidement sinon c’est perdu» : après les incendies, que faire du bois brûlé ?


Des millions de tonnes de bois noircis s’entassent dans les forêts touchées par les incendies. Si une large partie de ces arbres reste valorisable le risque de saturation des industriels plane sur la filière.

Le bois brûlé est-il forcément bon à jeter ? C’est la question qui se posera dès la fin de l’été aux gestionnaires de forêt et à toute la filière bois française. Après les incendies qui ont déjà ravagé plus de 40.000 hectares de forêt en Gironde, des millions de tonnes de bois brûlé s’entassent désormais en lisière des massifs. La question n’est plus seulement de savoir comment éteindre les feux, mais que faire de tous ces arbres noircis, abattus ou fragilisés.

Sous l’écorce brûlée, le bois est encore utilisable, mais de moindre qualité. «L’écorce protège le bois. Donc même après un incendie, le bois d’œuvre reste du bois d’œuvre, avec une dégradation de ses caractéristiques mécaniques», explique Aymeric Albert, directeur commercial Bois et Services à l’Office national des forêts (ONF). «Cela dépend de la vitesse du feu et de son intensité, mais notre expérience de 2022 nous a montré qu’une grande partie du bois reste valorisable», explique de son côté Jean de Falandre, délégué général…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 75% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous



Source link

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici