Depuis fin 2024, il s’agit de la première grève unitaire à la SNCF. Le trafic ferroviaire sera perturbé ce mercredi dans tout le pays, après l’appel à la grève de la CGT Cheminots, d’Unsa Ferroviaire, de Sud Rail et de CFDT Cheminot. Selon les prévisions communiquées ce lundi par l’entreprise ferroviaire, deux TGV sur trois circuleront en moyenne en France mercredi.
« Tous les clients sont recontactés en cas d’annulation de leur train et bénéficient d’un remboursement ou d’une possibilité de report sur un autre train. Grâce aux places restant disponibles, l’ensemble des clients devrait pouvoir voyager dans la journée. Tous les clients voyageant le 10 juin bénéficient d’une possibilité d’annuler ou échanger leur billet sans frais », assure la SNCF dans des éléments transmis au Parisien.
Dans le même temps, seul un Intercités sur deux circulera, de jour comme de nuit. Selon la compagnie ferroviaire, « tous les clients Intercités sont recontactés en cas d’annulation de leur train et bénéficient d’un remboursement ou d’un échange sans frais ».
Un trafic régional « fortement perturbé »
En revanche au niveau régional, le « trafic sera fortement perturbé ». « Les prévisions détaillées seront communiquées dans chaque région sur tous les canaux d’information à compter de cette fin de journée » de lundi, selon la SNCF.
« En Île-de-France, pour les trains et RER opérés pour le compte d’Île-de-France Mobilités, le trafic sera fortement perturbé sur la plupart des lignes. Les prévisions détaillées pour chaque ligne seront communiquées à compter de mardi. Transilien SNCF Voyageurs et Île-de-France Mobilités invitent les voyageurs qui le peuvent à reporter leurs déplacements en train le 10 juin », indique également la SNCF.
Les syndicats dénoncent un « dysfonctionnement » dans la mise en ouvre de la concurrence sur les rails français. Outre un moratoire sur les réorganisations et filialisations en cours au sein du groupe, génératrices « d’urgences sanitaires et sociales » chez les cheminots, les syndicats demandent de nouvelles hausses de salaires, estimant que celles obtenues pour 2026 sont loin de compenser l’inflation en cours depuis l’éclatement de la guerre au Moyen Orient fin février.
« D’abord, nous demandons que les cheminots du groupe public unifié (GPU) et ceux qui sont affectés dans les filiales nouvellement créées aient les mêmes droits » souligne le secrétaire général de la CGT Cheminots Thierry Nier, premier syndicat de la SNCF, auprès de l’AFP. « À son arrivée en novembre 2025, Jean Castex a dit devant l’Assemblée et devant le Sénat qu’il serait le président d’un groupe unifié, du coup nous lui disons : chiche », ajoute-t-il.
