TotalEnergies devrait probablement rester l’unique « major » à conserver un réseau de stations-service et des raffineries sur le territoire français.
Le contexte hexagonal ne semble décidément pas favorable aux grands groupes pétroliers internationaux. TotalEnergies, qui a instauré un plafonnement des tarifs dans ses stations-service, se trouve régulièrement sous le feu des critiques. Face à cette pression, ses rivaux anglo-saxons ont choisi une issue radicale : ils quittent le marché français.
Shell serait sur le point de mettre fin à sa présence dans l’Hexagone en cédant son réseau de 85 stations-service. Techniquement, Shell n’est pas propriétaire direct de ces points de vente, lesquels opèrent sous sa marque dans le cadre d’une licence intégrant la fourniture de carburants et de services. Si Shell parvient à vendre ce réseau, ces accords pourraient être remis en cause. La major viendrait alors rejoindre la liste des groupes, à l’image de BP et d’Esso (ExxonMobil), qui se sont déjà retirés du marché français.
Après avoir transformé ses stations-service françaises en franchises, BP avait cédé sa marque à ExxonMobil. Désormais, ces stations arborent l’enseigne Esso, mais sont la propriété du groupe énergétique canadien North Atlantic, qui a également repris la…
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