Si la flambée des prix à la pompe a fait bondir les recettes de TVA de 302 millions d’euros, celles de l’accise ont chuté de 342 millions d’euros par rapport à l’an passé.
Le gouvernement le martèle: l’envolée des prix à la pompe coûte plus cher à l’État qu’elle ne lui rapporte. « Il n’y a pas, et il n’y a jamais eu, de ‘cagnotte' », a indiqué ce mercredi sur le réseau social X le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel, à l’occasion de la présentation d’un nouveau bilan des recettes fiscales liées aux carburants.
« Depuis le début de la guerre par rapport à la même période l’année dernière: les recettes reculent de 40 millions d’euros », a souligné le ministre.
Dans le détail, la hausse des prix des carburants a généré 302 millions d’euros supplémentaires de recettes de TVA mais celles liées à l’accise, un impôt uniquement basé sur le volume, sont en chute de 342 millions d’euros en raison de la baisse de la consommation.
Selon une information de BFMTV, la consommation de carburant a en effet baissé de 7% depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Le recul est même de 12% sur le seul mois de mai.
636.500 demandes pour l’aide dédiée aux « grands rouleurs »
Par ailleurs, « 1,4 milliard d’euros d’aide d’urgence » ont été annoncées, a poursuivi Damid Amiel. Avec notamment l’aide de 100 euros destinée aux « grands rouleurs » qui a été demandée à ce stade par 636.500 personnes sur 3 millions d’automobilistes éligibles, a précisé Bercy.
Le prêt « Flash » Carburant de Bpifrance a lui connu un « succès important avec déjà 14 millions d’euros de dossiers financés » tandis que « le volume de dossiers actuellement à l’étude représente 22 millions d’euros », a ajouté le ministère.
Rappelons que d’autres mesures destinées aux agriculteurs, aux taxis, à l’industrie, aux entreprises du BTP, aux transporteurs routiers ou encore aux professionnels de l’aide à domicile ont également été déployées. La plupart des guichets pour en bénéficier ont ouvert le 1er juin, voire avant.
