Qui va craquer pour la Luce, la première voiture électrique de Ferrari ?


RÉCIT – Malgré une puissance hors du commun, le premier modèle électrique de Ferrari est loin de faire l’unanimité. Les puristes y voient une trahison de l’esprit de la marque.

Un mois après la présentation à la presse de la Luce à Rome, le soufflé des récriminations peine à retomber. La communauté des « ferraristes », reconnue pour ses comportements passionnés, hésite entre incompréhension et stupéfaction. Du côté de chez Ferrari, on s’attendait à ce que la silhouette de la première voiture électrique ne fasse pas l’unanimité, mais chacun est surpris par l’ampleur des attaques et par la virulence de certains commentaires. Elle a déclenché un débat qui dépasse les frontières de sa communauté de tifosis. Les réseaux sociaux ont décuplé la campagne de dénigrement et servi de porte-voix à des dizaines de milliers de réactions. Tout le monde met son grain de sel.

L’accueil glacial se ressent jusque sur les marchés financiers. Le 26 mai, au lendemain de la révélation, à Rome, le titre dévissait de 8 % à la Bourse de Milan et de plus de 5 % à celle de New York. La preuve que Ferrari n’est pas une marque comme les autres. Pourtant, John Elkann, le président de Ferrari…

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