Le remplacement de Phillip Island par un tracé urbain à Adélaïde avait d’abord suscité une certaine méfiance dans le paddock, la discipline s’apprêtant à quitter l’un des circuits les plus appréciés des pilotes, pourtant handicapé par son éloignement des centres urbains, pour s’installer cette fois en plein cœur d’une ville, sur un format inhabituel pour le championnat. Les inquiétudes concernant la sécurité avaient déjà été en partie levées, des aménagements ayant été apportés au tracé existant pour garantir des dégagements suffisants.
C’est dans ce contexte que le MotoGP a dévoilé le projet aux pilotes avant sa présentation officielle au grand public. Pecco Bagnaia s’est montré globalement rassuré par le travail accompli, tout en préférant réserver son jugement définitif en attendant d’en savoir davantage. Le pilote Ducati reconnaît dans des propos relayés par Motorsport.com la difficulté d’évaluer un tracé uniquement à partir d’une vidéo, ne pouvant se faire une idée précise ni de la vitesse ni du degré de resserrement des virages, même si l’ensemble lui semble plutôt prometteur à ce stade. Il ne cache toutefois pas sa nostalgie pour le circuit qu’Adélaïde vient remplacer, résumant sa comparaison en une formule sans détour : « beaucoup plus ennuyant que Phillip Island. » Il concède tout de même que le nouveau tracé australien lui paraît préférable à celui du Balaton Park, un jugement en réalité très mesuré tant le circuit hongrois fait l’unanimité contre lui à l’approche d’une possible disparition du calendrier dès l’an prochain.
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Márquez salue un tracé loin des clichés urbains
Álex Márquez affiche de son côté un enthousiasme plus marqué, se disant agréablement surpris par un circuit qui ne ressemble finalement que peu à un tracé urbain classique, contrairement aux craintes initialement exprimées dans le paddock concernant les dégagements. S’il juge la version virtuelle représentative de la réalité, il estime que le travail fourni mérite d’ores et déjà d’être salué. Le pilote Gresini reconnaît par ailleurs que les contraintes propres aux circuits urbains obligent parfois à dessiner des virages moins naturels, mais il y voit plutôt un facteur susceptible de rendre les courses plus intéressantes. Il regrette malgré tout la perte d’un circuit unanimement apprécié, suggérant sur le ton de la plaisanterie que l’Australie mériterait tout simplement d’accueillir deux Grands Prix.
Marini salue l’investissement du MotoGP dans le projet
Luca Marini se montre quant à lui le plus convaincu des trois, appréciant particulièrement les efforts déployés pour conserver un tracé relativement classique malgré son cadre inédit, installé dans un parc de la cinquième plus grande ville australienne. Le pilote Honda perçoit une réelle implication de la discipline pour que l’ensemble fonctionne correctement, aussi bien sur la précision de l’asphalte que sur le respect des normes de sécurité habituelles, et se dit avant tout désireux d’ajouter simplement un circuit agréable à piloter au calendrier. Concernant la qualité du spectacle en course, Marini reste toutefois prudent, jugeant impossible d’anticiper quoi que ce soit tant que le tracé définitif n’existe pas encore concrètement, tout en assurant que les pilotes sauront de toute façon s’amuser une fois sur la piste.
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Le remplacement de Phillip Island par un tracé urbain à Adélaïde avait d’abord suscité une certaine méfiance dans le paddock, la discipline s’apprêtant à quitter l’un des circuits les plus appréciés des pilotes, pourtant handicapé par son éloignement des centres urbains, pour s’installer cette fois en plein cœur d’une ville, sur un format inhabituel pour le championnat.
