ANALYSE – À partir de 2028, au Royaume-Uni, les conducteurs de voitures électriques devront payer une taxe sur la base du nombre de kilomètres parcourus. En France une telle évolution fiscale est inévitable pensent certains observateurs. Sur quoi se basent-ils ?
Oh my lord ! Les sujets de sa Majesté qui ont choisi de rouler en voiture électrique vont passer à la caisse en 2028, à raison de 3 pences par mile parcouru, soit environ 2 centimes d’euros par km. Ce type d’impôt existe déjà en Nouvelle-Zélande, en Islande, ou dans certains États américains (Oregon, Utah, Hawaï). La Suisse pourrait franchir le pas en 2030.
Et en France, l’inquiétude monte. «On est un peu en retard, […] mais ça va venir, sur le kilométrage ou directement par le compteur Linky », pronostique Yves Carra, le porte-parole de l’association Mobilité Club, sur LCI. Sur les réseaux sociaux, certains n’ont aucun doute, comme Florian Philippot. «On ne vous dit pas la vérité. Le gouvernement est en train de préparer une taxation au kilomètre comme d’autres pays. […] Ça n’est pas dit aux Français», s’insurge le président du mouvement Les Patriotes, ex-RN. Nicolas Dupont-Aignan, ancien candidat à la présidentielle, a aussi alerté : «Ils nous ont vendus [les voitures électriques] comme écologiques, vertueuses et surtout économiques et ils vont maintenant les taxer pour remplir les poches de l’État», assure le président de Debout la République. Qu’en est-il réellement ? Il faut reconnaître que leurs affirmations ne sortent pas de nulle part, mais il n’est pas prouvé que Bercy travaille en ce moment activement à de telles solutions. Ces théories se nourrissent d’un faisceau d’indices, qui sont eux bien réels. Ils tendent à montrer, qu’un jour, certaines mesures fiscales pourraient bien être prises.