Du monde sur les routes : les stations de recharge pour véhicules électriques sont-elles proches de la saturation ?


Roole Data a examiné en détail plus de 5 000 points de recharge pour voitures électriques sur les autoroutes lors du week-end du 1er mai. L’objectif était d’analyser si les jours de grands départs provoquaient réellement une congestion du réseau et d’en extraire des recommandations pratiques à destination des conducteurs.

Régulièrement, des témoignages comme celui de Kenny relancent la polémique. Lors du week-end du 8 mai, cet installateur de bornes de recharge a dû patienter plus de 30 minutes sur une station TotalEnergies avant de pouvoir recharger son véhicule. «Attendre 40 minutes pour pouvoir se brancher, surtout quand on est pressé, qu’on a de la route à faire, des impératifs ou des enfants à bord, cela bouleverse toute l’organisation de la journée», explique-t-il.

Cette idée reçue demeure : partir en vacances en électrique lors d’un grand week-end s’accompagnerait inévitablement de longues files d’attente et d’une expérience frustrante, à l’image de ce qu’a enduré Kenny. Pourtant, l’analyse globale du réseau s’avère beaucoup plus nuancée. Roole Data, acteur du secteur automobile, en a apporté la preuve durant le week-end du 1er mai. Les équipes ont surveillé en temps réel la fréquentation de 415 stations d’autoroute françaises, représentant 5 237 points de recharge, du jeudi 30 avril au dimanche 3 mai, avec des relevés effectués toutes les 15 minutes. Lors du pic d’affluence, le vendredi 1er mai à 12h30, c’est-à-dire au moment le plus critique du week-end, seules 8,5 % des stations analysées étaient saturées. Par ailleurs, deux tiers des stations n’ont rencontré aucune difficulté majeure durant l’ensemble des quatre journées.


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Comment réduire le temps d’attente ?

Des périodes de saturation ont bel et bien été observées, mais elles s’expliquent et s’anticipent aisément. Elles correspondent principalement à la tranche horaire de 11h à 16h, lorsque de nombreux automobilistes font une pause-déjeuner sur les aires d’autoroute. Les difficultés étaient surtout concentrées sur trois grands axes : l’A1 en direction de Lille, l’A6 vers Lyon, et l’A81 reliant Le Mans à Rennes.

Sur ces itinéraires, les stations de petite taille, équipées de peu de bornes, sont davantage exposées aux pics de fréquentation. Les stations plus grandes, mieux dotées, restent largement accessibles même sur ces axes très fréquentés. À l’opposé, les stations hors réseau autoroutier représentent une véritable bouffée d’air : au cours du week-end analysé, leur taux d’occupation maximal n’a pas excédé 20%, d’après Roole. Pour les conducteurs prêts à faire un petit détour, ces stations constituent une alternative très intéressante.



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