Développée sur la base de la dernière Twingo électrique, la deuxième génération de la citadine de Dacia joue la carte de la robustesse. À partir de 17 900 euros.
Avouez que cela avait de la gueule. En interne, les équipes Dacia l’avaient baptisée Springo, en référence à la Twingo. Ce sera finalement Spring pour capitaliser sur un nom qui est déjà connu et qui a fait ses preuves. Arrivée en 2021 sur le marché, la citadine électrique 5 portes de Dacia a séduit 210 000 automobilistes, principalement des primo-accédants à la mobilité électrique. Pour la seconde génération de la Spring, le constructeur franco-roumain, adepte du «juste besoin» plutôt que du «toujours plus», est reparti d’une feuille blanche. Avant même d’avoir eu le feu vert de sa direction, David Durand, le directeur du design, et son équipe se sont mis au travail. Il ne faisait guère de doute que la Twingo aurait une cousine badgée Dacia. Elle aura même une déclinaison chez Nissan baptisée Pixo. Chez Dacia, le brief était clair.
Adrien Cortesi
À partir de la plateforme de la RGEV small du groupe Renault, il fallait vraiment se distinguer et ne pas tomber dans le piège d’une architecture monocorps propre à la Twingo. Les designers ne voulaient rééditer le schéma de la première Spring critiquée pour ses voies étroites et ses petites roues. «Nous voulions clairement que le style exprime la robustesse», explique David Durand. À l’arrivée, la Spring 2 se dote d’une silhouette carrée, d’une face avant très verticale et d’un petit capot. Elle est 180 mm plus large que sa devancière. Par rapport à la bouille ronde de la Twingo, la Spring apparaît presque trop sérieuse. D’autant que les designers ont opté pour une palette de coloris neutres : blanc, gris, noir et bleu-gris clair.
Cela saute aux yeux. Garée à côté d’une Twingo, la Spring est plus longue de 60 mm tandis que le capot avant est plus haut de 200 mm. Les raisons ? Pour des raisons de coût, Dacia se prive de la banquette arrière coulissante mais joue la carte de la polyvalence avec un volume de coffre de 337 litres alors qu’il varie de 260 à 360 litres sur position de la banquette de la Renault. À l’avant, les designers ont rehaussé le capot pour installer un petit coffre de 18 litres (option à 150 €) permettant de caser le câble de recharge. Astucieux!
Adrien Cortesi
La présentation intérieure est aussi très différente de la Twingo même si, pour des raisons évidentes d’économies d’échelle, les deux voitures partagent un grand nombre d’éléments. C’est le cas du volant mais aussi des boutons de la climatisation et de la ventilation au milieu de la planche de bord et du bloc central. La Spring s’autorise toutefois quelques astuces comme le point de fixation qui permet d’enrouler un câble de smartphone sur le côté passager avant du bloc central. En option, la citadine de Dacia proposera aussi la fonction V2L (pack charge) permettant de recharger des équipements électriques comme un vélo ou une trottinette. La simplicité a guidé la confection de la gamme qui comprend seulement deux finitions : Expression et Journey. La première s’affiche à 17 900 euros, la seconde réclame 1 500 euros de plus et permet d’accéder à la carte main-libres, aux jantes de 16 pouces, à la caméra de recul, au système multimédia avec écran de 10,1 pouces et à la sellerie TEP/tissu.
Enfin, la Spring partage sa technologie avec la Twingo. Sa batterie de 27,5 kWh alimente un moteur de 80 ch. L’autonomie ressort à 250 km, soit une consommation de l’ordre de 12,7 kWh aux 100 km. Comme chez Renault, Dacia propose en option un chargeur DC 50 kW pour raccourcir le temps de charge à 28 minutes de 15 à 80 %. La nouvelle Spring est le premier modèle d’une offensive de quatre Dacia électriques commercialisées d’ici 2030.
Adrien CortesiDacia
