Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national américain, qui a récemment manifesté des divergences avec le président Donald Trump concernant le conflit en Iran, a fait savoir vendredi 22 mai qu’elle quittait ses fonctions pour des motifs personnels.
« Malheureusement, je me vois contrainte de vous remettre ma démission, qui prendra effet le 30 juin », a-t-elle indiqué dans une lettre adressée à Donald Trump et rendue publique sur X, expliquant que le cancer des os dont souffre son époux l’oblige à se retirer de la vie publique.
Depuis le retour de Donald Trump à la présidence, Tulsi Gabbard était à la tête de la Direction nationale du Renseignement (DNI), organisme supervisant l’ensemble des agences de renseignement américaines.
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Le président des États-Unis a immédiatement salué « l’excellent travail » mené par Tulsi Gabbard à la tête du DNI. « Elle a accompli un travail remarquable et elle nous manquera, » a-t-il déclaré, en précisant qu’Aaron Lukas, son adjoint, assurera l’intérim à la direction du renseignement national.
Une ancienne démocrate
Elle devient la quatrième femme à quitter l’administration Trump en l’espace de trois mois, rejoignant ainsi la ministre de la Justice Pam Bondi, la ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem et la ministre du Travail Lori Chavez-DeRemer.
Selon les médias américains, Tulsi Gabbard était pressentie pour un départ, en raison de tensions latentes avec Donald Trump.
Lors d’une audition parlementaire en mars, elle avait notamment refusé de confirmer les dires du président républicain selon lesquels l’Iran constituait une « menace imminente » avant les frappes américano-israéliennes ayant déclenché la guerre au Moyen-Orient.
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Âgée de 45 ans et originaire de Hawaï, cette ancienne militaire a quitté les rangs du Parti démocrate. Certaines de ses prises de position jugées pro-russes et son opposition à la guerre en Ukraine ont suscité la controverse.
Gabbard s’est également fait remarquer pour ses déclarations qui ont parfois déstabilisé les institutions washingtoniennes, notamment ses critiques virulentes contre l’interventionnisme militaire systématique des États-Unis au cours des dernières décennies.
Avec AFP