À Boulogne-Billancourt, un jeune homme avoue avoir tabassé un SDF tombé dans le coma


Dans le quartier, tout le monde reconnaissait la silhouette de Franck. L’homme soupçonné d’avoir commis l’agression, âgé de 27 ans, a été mis en examen pour « tentative de meurtre » le 11 mai à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il est accusé d’avoir, le 5 mai à Boulogne-Billancourt, violemment frappé un sans-abri de 50 ans, le laissant entre la vie et la mort.

Ce soir-là, il est 23h40 lorsque les secours sont sollicités dans le square de l’Avre, un secteur régulièrement touché par le trafic de stupéfiants. Franck, un habitué des lieux, est retrouvé sans connaissance. À proximité, sur un parking des quais du Point-du-Jour, les affaires de la victime sont retrouvées. Parmi elles, une enceinte portable baignant dans une mare de sang, probablement utilisée comme arme pour le frapper à la tête.

Les secours, pompiers et Samu, interviennent aussitôt pour lui prodiguer les premiers soins. Le quinquagénaire est plongé dans un coma profond et transféré à l’hôpital Beaujon de Clichy, souffrant d’un grave traumatisme au visage. Deux habitants du quartier, âgés de 24 et 30 ans, sont placés en garde à vue : le premier, qui a découvert la victime, est reparti sans alerter qui que ce soit ; le second, arrivé après, a finalement appelé les secours.

L’enquête est prise en charge par le service départemental de police judiciaire des Hauts-de-Seine. Les enquêteurs interrogent les témoins, analysent la vidéoprotection et la téléphonie, ce qui permet d’innocenter rapidement les deux jeunes hommes mis en cause au départ.

Le suspect identifié grâce à des témoignages

L’enquête avance peu jusqu’au 9 mai, lorsque plusieurs personnes se présentent au commissariat pour témoigner. Elles désignent un certain Mohamed, également connu dans le secteur, comme étant l’auteur présumé de la tentative de meurtre. Plus tard dans la soirée, une patrouille de police l’interpelle dans la rue et procède à son arrestation. Il est alors placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre.

L’interrogatoire dure quarante-huit heures, au terme desquelles il reconnaît finalement avoir porté les coups. Toutefois, les raisons derrière cet accès de violence restent encore à élucider. L’instruction débute et devra clarifier le mobile ainsi que le déroulement exact des faits. L’évolution de l’état de santé de la victime, tout comme la question d’éventuelles séquelles, joueront un rôle clé dans la suite de l’enquête.



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