L’été 2026 aura définitivement été le plus chaud jamais enregistré en France. Entre vagues de chaleur inédites et feux de forêt, Monique Barbut et Météo-France ont dressé ce jeudi un premier bilan d’une saison record.
Il aura été définitivement «le plus chaud» jamais enregistré en France. Tel est le constat fait par Monique Barbut au sujet de l’été 2026. Lors d’une conférence de presse au siège de Météo-France, près de Paris, la ministre de la Transition écologique a dressé le bilan d’une saison de tous les records entre les vagues de chaleur et les feux de forêt qui ont ravagé des dizaines de milliers d’hectares.
53 jours en vague de chaleur, un record
La France aura subi trois vagues de chaleur cet été. La première, fin juin, a battu un record d’intensité. Le réseau des stations de Météo-France ont relevé à 178 reprises des températures supérieures à 40 °C, soit plus du double qu’en 2003 (88). La troisième vague a égalé la plus longue de l’histoire datant de 1983 avec 23 jours entre la fin du mois de juillet et le mois d’août.
Ce qui porte le nombre total de jours en vague de chaleur à 53, «un nombre inédit et exceptionnel» sur le territoire, annonce Virginie Schwarz, PDG de Météo-France. Le précédent record était de 33 jours en 2022.
Sécheresse et incendies d’une violence inédite
La sécheresse des sols a elle aussi été historique. L’été 2026 est le deuxième été le moins pluvieux après celui de 1962 avec 40% de déficit de pluie. Début août, les sols ont atteint des niveaux de sécheresse jamais vus en France, dépassant même ceux de 2022.
L’Hexagone a également fait face à des incendies toujours plus dévastateurs. «Fin août, les feux de forêt avaient déjà brûlé six fois plus de surfaces par rapport à la moyenne des vingt dernières années», ajoute Monique Barbut.
De nouvelles mesures promises d’ici à la fin septembre
Il est certain que cet été restera dans l’histoire mais la question est de savoir comment. «Comme le premier d’une longue série ou comme un moment qui nous aura permis d’être à la hauteur des enjeux d’adaptation et d’atténuation ?», questionne la ministre de la Transition écologique.
À ce propos, elle doit présenter d’ici à la fin du mois de septembre de nouvelles mesures au Premier Ministre Sébastien Lecornu. Si elles sont validées, elles intègreront le Plan national d’adaptation au changement climatique, un plan de financement étalé sur cinq ans.