En France, les deux tiers des nappes phréatiques ont des niveaux sous les normales et le phénomène risque bien de s’aggraver dans les prochaines semaines avec les vagues de chaleur qui se succèdent et une sécheresse persistante. Près de 70 % de la France fait ainsi actuellement l’objet de mesures de restrictions des usages de l’eau, selon le gouvernement. Une réunion de crise est organisée mercredi 12 août autour de la ministre de la Transition écologique, avec le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH) ainsi que les préfectures de région.
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Une pression de l’eau du robinet très réduite et des coupures quasi totales à deux reprises : c’est ce qu’ont vécu ces derniers jours les habitants de Clairvaux-les-Lacs dans le Jura (est de la France). Les sources d’eau qui alimentent la commune sont à des niveaux trop bas.
Silvère Say est sous-préfet et président de Clairvaux-les-Lacs. Pour lui, c’est une situation inédite : « On est aujourd’hui, en tout cas, sur une sécheresse qui est plus importante que celle de 2022 et qui pourrait s’approcher du niveau de celle de 1976, étant donné qu’il n’y a pas eu de pluie depuis près de deux mois, en tout cas de pluie conséquente. Les nappes phréatiques sont malheureusement dans une situation inquiétante ». Clairvaux-les-Lacs a pu compter sur des camions-citernes pour remplir ses réservoirs grâce à l’aide d’autres communes du Jura.
Plus au nord, dans les Vosges, à Liffol-le-Grand, des restrictions sont également en place : « Aujourd’hui, on a réduit notre pression sur la commune de Liffol-le-Grand de 30 %. Donc on agit sur la sobriété également au niveau de la communication et sur la baisse de pression. Cela a permis aux usagers de prendre conscience que cette consommation devenait un petit peu délicate. Chacun est vigilant par rapport à ce phénomène-là », Cyril Vidot, maire de Liffol-le-Grand
En France, fin juillet, plus de 30 000 personnes sur 80 communes devaient déjà être approvisionnées en eau potable par des camions-citernes ou grâce à des bouteilles d’eau. Une situation qui pourrait encore s’aggraver ce mois d’août.
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