Nouvelle-Calédonie : les négociations sur l’avenir institutionnel renvoyées à l’après-présidentielle 2027


DÉCRYPTAGE – Le nouveau chef du gouvernement local, le centriste Milakulo Tukumuli, et ses alliés de la droite loyaliste donnent la priorité à l’urgence financière.

Changement de visages et de priorités en Nouvelle-Calédonie. De nouveaux dirigeants ont pris la tête de l’archipel, à l’issue des élections provinciales du 28 juin, qui ont confirmé la polarisation du paysage politique. La coalition sortante, associant la droite loyaliste et les centristes (28 sièges sur 54), s’est réparti les postes clés face aux indépendantistes.

Au Congrès local, la présidence est attribuée au parti historique de la « Calédonie française », le Rassemblement-Les Républicains, représenté par Virginie Ruffenach, 52 ans. Au gouvernement collégial, elle est confiée à L’Éveil océanien de Milakulo Tukumuli, un docteur en mathématiques de 41 ans, figure de la communauté wallis-et-futunienne, en lutte contre les « inégalités sociales ». 

La nouvelle équipe de onze ministres est officiellement entrée en fonction mercredi, avec une priorité affichée : mener des réformes pour répondre à l’urgence financière. Quitte à mettre de côté la reprise des négociations autour…

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