Gêne respiratoire, fièvre et éruption cutanée : sur la côte basque, une microalgue toxique profite du réchauffement climatique


Des eaux de baignade sont dégradées dans l’ensemble de l’Hexagone, sur l’Atlantique, en Méditerranée, et dans des lacs et des rivières à cause de la prolifération d’espèces toxiques.

Malgré les températures caniculaires, il n’est pas toujours possible d’aller nager en mer ou dans des rivières pour se rafraîchir. Sur la côte basque, la plage du Port-Vieux à Biarritz a été fermée le 30 juin dernier, et celle de Cenitz, à Guéthary, le 2 juillet. En cause, une température des eaux de surface particulièrement élevée (au-dessus de 24°C) favorable au développement d’une microalgue invisible à l’œil nu, et très toxique pour l’homme : Ostreopsis, apparue au début des années 2020 dans cette partie de la Nouvelle-Aquitaine. Elle se développe dès que la température de surface dépasse les 20°C.

« Les proliférations d’Ostreopsis peuvent être à l’origine d’intoxications provoquant des symptômes de type grippal, des gênes respiratoires, des céphalées ou de la fièvre », indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), précisant que « les symptômes apparaissent quelques heures après l’exposition en bord de mer et disparaissent généralement en quelques jours »

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