Sénateurs et députés ont profité du projet de loi agricole pour introduire des mesures ciblant la grande distribution. Les deux chambres se réunissent ce jeudi pour tenter de s’accorder sur ce texte controversé.
Décidément, la grande distribution n’est pas en odeur de sainteté au Parlement. Jeudi prochain, députés et sénateurs se réuniront en commission mixte paritaire (CMP) pour tenter de trouver un terrain d’entente sur le projet de loi d’urgence agricole. Si les débats s’annoncent enflammés, notamment sur la gestion de l’eau et les pesticides, les distributeurs, eux, s’inquiètent du sort qui leur sera réservé. Mis sur la table en réponse à la colère des agriculteurs qui a sévi à l’hiver dernier, ce texte a en effet été repris par les parlementaires pour serrer la vis aux enseignes lorsqu’elles négocient avec les industriels.
Nul doute que la publication du rapport au vitriol du Sénat il y a un mois, qui accuse les enseignes de pratiques de négociations annuelles agressives avec leurs fournisseurs sur les tarifs des produits vendus en grande surface, a jeté un peu plus d’huile sur le feu dans un climat déjà tendu.
Certes, si le texte adopté à l’Assemblée nationale en mai était une « revanche sur…