OpenAI limite son nouveau modèle GPT 5.6 à quelques partenaires américains seulement


Une dizaine de jours après la suspension du modèle Mythos d’Anthropic, la Maison Blanche aurait serré de nouveau la vis dans le développement de l’intelligence artificielle.

La Maison Blanche appuie de nouveau sur le frein. Ce vendredi, l’Américain OpenAI a indiqué avoir débuté le déploiement de son nouveau modèle de pointe GPT-5.6 auprès d’un «groupe restreint de partenaires et d’organisations de confiance», pour l’heure uniquement basés aux États-Unis. Un lancement limité, qui s’explique par les réticences de l’administration Trump.

D’après plusieurs médias américains, dont The Information et Bloomberg, l’administration Trump a en effet bloqué le déploiement de GPT-5.6, le dernier modèle d’intelligence artificielle d’OpenAI, estimant ses capacités trop avancées pour être mises à la disposition du public sans contrôle préalable des autorités. Un nouveau signe de raidissement dans la course au développement de l’intelligence artificielle, alors que le gouvernement américain redoute que la diffusion incontrôlée de modèles trop puissants ne profite à son rival chinois ou à des entités malveillantes.


Passer la publicité

Ce nouveau tour de vis intervient un peu plus d’une dizaine de jours après la fermeture, par Anthropic, de son nouveau modèle Mythos et de sa version «bridée», Fable 5. Le Département américain du Commerce avait alors exigé que ces modèles ne soient plus accessibles aux utilisateurs étrangers sur fond d’inquiétude quant à une utilisation malveillante de celui-ci. Se jugeant incapable de contrôler la nationalité de l’ensemble de ses utilisateurs, la firme rivale d’OpenAI avait finalement décidé de suspendre temporairement l’accès au modèle pour tous les publics.

Dans le cas de GPT-5.6, et contrairement à la démarche d’Anthropic, l’administration Trump a exigé un déploiement progressif du modèle auprès de la firme dirigée par Sam Altman. Concrètement, d’après les dispositions du décret « Promoting Advanced AI Innovation and Security », signé le 2 juin 2026, seuls quelques partenaires triés sur le volet et validés par la Maison Blanche pourront y accéder durant trente jours. Le temps, pour l’administration, d’en examiner les capacités en profondeur avant d’envisager une mise à disposition plus large. OpenAI a précisé à l’AFP travailler à ajouter des partenaires internationaux dès la semaine prochaine.

Flou sur la régulation

Dans un mémo révélé par The Information, le PDG et fondateur d’OpenAI, Sam Altman, explique «[avoir] clairement fait savoir au gouvernement américain que ce n’est pas le modèle que nous privilégions à long terme, et nous travaillerons avec lui ainsi qu’avec d’autres acteurs du secteur afin de mettre en place une approche plus durable pour les prochaines mises sur le marché».

Car, d’après le décret « Promoting Advanced AI Innovation and Security », ce sont les entreprises d’IA qui sont amenées à solliciter elles-mêmes le gouvernement américain pour faire inspecter leur modèle, «sur la base du volontariat». Mais, après la suspension du modèle Mythos et le déploiement limité de GPT-5.6, l’administration Trump semble conserver une capacité d’intervention plus discrétionnaire, à rebours de l’esprit du texte. De quoi jeter le flou sur le cadre actuel de la régulation des nouveaux modèles aux États-Unis.

Les dispositions du texte avaient déjà été assouplies sur instruction de Donald Trump, la période de revue passant de 90 à 30 jours. Soutenu par son conseiller David Sacks, très critique des régulations du secteur, le président américain avait dans un premier temps refusé de signer le décret en l’état, estimant ne pas « [aimer] certains aspects » du texte.



Source link

Articles liés

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Derniers articles