Dans la foulée des municipales, l’équilibre politique à la tête des intercommunalités a-t-il été modifié ?


ANALYSE – Dans plusieurs structures intercommunales, la présidence est revenue à un élu d’une sensibilité politique différente de celle du maire de la « ville centre ».

Moins médiatisées que les élections municipales, les élections pour la présidence des intercommunalités, qui ont suivi de quelques semaines celles des maires, revêtent une grande importance en raison des compétences ne relevant plus directement de la mairie, mais des structures intercommunales.

1 264 intercommunalités

Les quelque 35 000 communes de France sont regroupées en 1 264 « intercos » : 22 métropoles – Paris, Marseille, Lyon et les villes les plus importantes en population –, 11 établissements publics territoriaux – subdivision de la Métropole du Grand Paris –, 14 communautés urbaines – la plupart autour de villes de plus de 100 000 habitants -, 226 communautés d’agglomération et, enfin, 991 communautés de communes – souvent appelées des « com com ».

Une grosse moitié des présidents sortants (53,6 %) ont été reconduits, un taux très voisin de celui mesuré en 2020 (54,6 %) et 2014 (49 %), selon des données de l’association Intercommunalités de France. Si l’on s’en tient aux 260 plus importantes…

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