Puy-de-Dôme : le maire de Clermont-Ferrand dépose plainte pour une affiche le réclamant « mort ou vif »


Le maire de Clermont-Ferrand, Julien Bony, a annoncé ce lundi 15 juin avoir porté plainte pour menace de mort pour une affiche de style Western le réclamant « Wanted dead or alive » publiée par un bar du centre-ville sur les réseaux sociaux.

La mention « or alive » est même rayée sur ce montage arborant la photo du maire. Il apparaît, placardé sur le comptoir, dans une vidéo de promotion montrant des hommes et des femmes en costume invitant à venir célébrer la fête de la musique le 21 juin dans ce bar.

Julien Bony « a déposé plainte au commissariat de police de Clermont-Ferrand pour menace de mort », assure la mairie dans un communiqué. « Les menaces et les intimidations ne me font pas peur. Ma détermination est intacte pour rétablir l’ordre dans notre ville et assurer la sécurité des Clermontois. Je ne céderai pas, je ne reculerai pas ! », y affirme l’élu.

Volonté de sécuriser la ville

A Clermont-Ferrand, en proie depuis 2025 à une vague de violences et de règlements de comptes liée au narcotrafic inédite dans cette ville, le nouveau maire LR élu en mars avait fait de la sécurité un de ses thèmes de campagne et prévoit d’armer sa police municipale. Il a en outre instauré un couvre-feu pour les « mineurs de moins de 16 ans non accompagnés » de 23h00 à 7h00 pour toute la durée du Mondial de foot, sous peine d’une amende de 150 euros, après des violences urbaines la soirée du 30 mai de la victoire du PSG en Ligue des champions.

Il n’y aura pas de fan zone « même si la France est en finale » et les écrans à l’extérieur des bars devront être tournés « vers l’intérieur » pour « éviter des attroupements », selon l’arrêté municipal pris après consultation de la préfecture. Un autre interdira la consommation d’alcool dans l’espace public après 22h00 durant l’été, avait annoncé, le 9 mai, Julien Bony dont la liste a battu celle du maire sortant socialiste Olivier Bianchi en mars.

Une centaine de jeunes avaient affronté les forces de l’ordre à Clermont le soir du 30 mai et détérioré du mobilier urbain. Une dizaine d’entre eux avaient été interpellés. « Aucun élu ne devrait jamais être victime de menaces ou d’intimidations dans l’exercice de son mandat », « aucune excuse, rien ne peut le justifier », conclut Julien Bony, ajoutant : « Je souhaite que les auteurs (de la vidéo) soient jugés et sévèrement condamnés ».



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