RÉCIT – Le chef du gouvernement souhaite maintenir l’activité du pays, malgré la crise énergétique, et soutenir les Français «qui travaillent», quitte à exiger de nouveaux efforts budgétaires dans la prochaine loi de finances.
Jeudi, Sébastien Lecornu a adopté un ton pédagogique devant le pupitre de l’Hôtel de Matignon. Il avait convoqué une conférence de presse rare, initialement reportée à cause de la gestion de l’hantavirus. Le Premier ministre a mis en avant son « empathie » à l’égard des Français ainsi que son « obsession » : faire « tourner » la France, malgré l’augmentation rapide des prix du carburant et la crise née en février en Iran.
Persuadé que « cette guerre va durer » et qu’aucun « retour à la normale » n’est envisageable avant une période « entre l’été et l’automne », le Premier ministre, entouré de dix membres du gouvernement, a détaillé l’octroi de 710 millions d’euros d’aides supplémentaires. Ces mesures seront compensées par des « économies », sans augmentation d’impôts. Les Français « qui travaillent » sont au cœur du dispositif. Les salariés bénéficieront d’un relèvement du plafond de la prime « carburant employeur » exonérée d’impôts, qui passera de 300 à 600 euros. Les pêcheurs, agriculteurs et « gros rouleurs
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