ANALYSE – Estelle Youssouffa, députée de l’archipel, critique l’État pour son «impuissance» et sa «passivité» face à la lutte contre l’immigration illégale. Le Figaro fait le point sur la menace d’introduction du virus.
Des «Oh !» retentissent dans les rangs du centre à l’Assemblée nationale. Estelle Youssouffa, députée (Liot) de la 1ère circonscription de Mayotte, ne mâche pas ses mots. Lors de la séance de questions au gouvernement du mercredi 20 mai, elle a qualifié Laurent Nuñez de «planqué du ministère de l’Intérieur». Préoccupée par le risque que l’épidémie d’Ebola actuellement en Afrique centrale s’étende au Département-Région d’Outre-mer, l’élue dénonce la «lâcheté», l’«impuissance» et la «passivité» de l’État en matière de gestion sanitaire. Elle exige notamment la fermeture immédiate des frontières. «Vous mettez la population en danger !», lance-t-elle.
Responsable d’une fièvre hémorragique hautement transmissible, le virus a causé près de 15 000 décès en Afrique durant les cinq dernières décennies. Il circule aujourd’hui en République démocratique du Congo, pays où 160 morts sont déjà suspectés. Au moins un cas mortel a également été enregistré en Ouganda, Etat voisin. Face à cette 17e vague d’Ebola, l’Organisation…
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